Le blues de l’hiver ou la dépression

Quand l’humeur change en hiver

Chaque année à nouveau – plus les jours sont courts, plus l’humeur est sombre. Si la baisse d’humeur est saisonnière et régulière, il s’agit probablement d’une dépression hivernale. Ce n’est pas une excuse pour la mauvaise humeur, mais une maladie reconnue.

Environ un Allemand sur trois ou quatre connaît une baisse d’humeur psychologique pendant la saison noire. Si elle survient au cours de deux années consécutives ou plus, on parle de TAS : “Trouble affectif saisonnier”, traduit par “trouble saisonnier de l’humeur”. Dans le langage courant, le SAD est aussi appelé dépression hivernale, blues de l’hiver, blues de l’automne ou blues de novembre.

 

Symptômes d’un “blues de l’hiver”.

Une dépression hivernale se caractérise par un besoin accru de sommeil, surtout le matin. En outre, il y a de l’apathie et une humeur dépressive ainsi qu’une humeur dépressive générale de base.

Les deux tiers des personnes concernées font également état d’une augmentation de l’appétit, voire d’un appétit vorace, les sucreries jouant un rôle particulier dans l’amélioration de l’humeur. Dans certains cas, le blues de novembre entraîne également une baisse des performances professionnelles et une libido en chute libre. Les manifestations vont d’une légère perturbation du bien-être à une humeur clairement dépressive.

Si vous remarquez de tels symptômes, vous devez d’abord préciser si le désaccord peut avoir des causes autres que saisonnières, comme des problèmes professionnels ou familiaux. Si l’on peut l’exclure et que les symptômes persistent pendant plus de deux semaines, on peut supposer que la maladie est grave, déclare le médecin généraliste Stefan Fey, médecin-chef à l’hôpital Blankenstein de Hattingen.

 

Le cerveau dit : il fait nuit

La cause des baisses d’humeur et du TAS est principalement le manque de lumière. La lumière est l’horloge la plus importante pour l’homme. La rétine de notre œil ne sert pas seulement à voir, mais reçoit également des “signaux lumineux” qui contrôlent les processus biochimiques dans le cerveau. L’œil indique au cerveau s’il fait jour ou nuit. Si l’information est appelée “nuit”, le cerveau produit une mélatonine fatigante. L’activité de l’organisme passe à une flamme basse. De plus, un taux élevé de mélatonine dans l’organisme déprime l’humeur. Pendant la journée, la mélatonine est à nouveau décomposée. Pendant la journée, la mélatonine est à nouveau décomposée. En retour, la sérotonine – notre “hormone du bonheur” – est produite pendant les heures de lumière : elle active le corps et remonte le moral.

 

Avec la lumière, l’air et le mouvement contre le blues de l’hiver

L’idéal serait de passer une ou deux heures par jour à l’extérieur. Même par temps nuageux, il y a suffisamment de lumière pour activer notre programme quotidien. Pour beaucoup, cependant, cela n’est pas compatible avec une routine quotidienne normale. Il faut donc profiter de toutes les occasions pour se rendre à la lumière du jour : Une promenade pendant la pause déjeuner peut également améliorer l’ambiance. En plus de la lumière, vous pouvez également faire le plein d’oxygène, qui, combiné à l’exercice, stimule le cœur et la circulation. Cela permet également de contrer l’inertie.

 

Dépression hivernale : différences régionales

Le fait que la lumière soit le facteur décisif de la dépression hivernale est également visible dans la propagation régionale de la maladie. Par exemple, une étude menée aux États-Unis a montré que 47 % de la population de New York a souffert du blues de novembre, alors que la maladie est à peine connue en Floride.

 

La lumière à travers les lampes à lumière du jour

Si le fait de rester seul à l’extérieur ne vous aide pas, vous pouvez utiliser des lampes spéciales à lumière du jour avec une lumière blanche intense. Une lampe d’ambiance normale ne suffit pas pour cela. D’une part, elle n’a qu’une intensité lumineuse d’environ 100 lux, d’autre part la lumière artificielle a un spectre différent. L’ensoleillement extérieur atteint souvent plusieurs milliers de lux.

 

Plus de lumière ne suffit pas pour les dépressions

La luminothérapie n’aide pas à lutter contre la dépression non saisonnière. Toute personne qui souffre toute l’année d’une dépression oppressante et d’une forte apathie doit absolument consulter son médecin de famille. Outre la tristesse, la dépression provoque généralement des symptômes physiques inhabituels tels que des maux de tête ou de dos, des troubles du sommeil ou de l’épuisement.

Il n’existe pas de panacée pour la dépression, mais dans la plupart des cas, une combinaison de thérapie et de médicaments peut aider à la contrôler. Cependant, une relation de confiance avec le médecin est tout aussi importante que la patience et la persévérance.

 

Parler, réfléchir, suivre

L’objectif de la thérapie est de donner de l’espace aux sentiments et aux pensées qui sont refoulés dans la vie quotidienne et qui ne peuvent donc se faire ressentir qu’au détour d’un chemin. En thérapie, le psychothérapeute vous aide à regarder de plus près, à vous interroger et à comprendre. Ce qui est généralement un premier pas vers la guérison.

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